4.3.12

Le passage de l'Elbe




Le passage de l'Elbe (illustration présumée
d'époque)
Nous, les soldats de la division Gudin, avons quitté notre cantonnement de Magdebourg ce 29 février 1812 à l’aube, le havresac débordant de quatre jours de pain, quatre jours de biscuit et deux de riz. Avec tout notre équipement, l’armement et les cartouches, il y en a pour 60 livres.
Et moi, en plus, j’ai emporté le Voltaire de l’oncle d’Armentières. Pour le bivouac.

Puis nous avons passé l’Elbe. Et depuis nous marchons au «pas de route», par peloton ou par section et en prenant soin de maintenir trois pieds de distance entre les rangs. J’aime ce « pas de route » car on marche à l’aise : on porte l’arme comme on veut, on n’est tenu ni de marcher du même pied ni de se taire.
A quelle vitesse le «pas de route»? Entre 3 à 4 km à l’heure.
Nous ne devrions pas tarder à rallier Stettin.




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