16.2.12

Toujours à Magdebourg




J’avoue que je ne pensais pas pouvoir vous adresser ce nouveau message depuis l’Allemagne. On m’avait confié sur la foi du secret que nous allions faire mouvement très bientôt. En direction de la Vistule. Mais voilà nous sommes restés.
Il se dit maintenant qu’il n’y aura pas de guerre. Que «tout s’arrange». Tout le corps est en rumeur. La dernière ? Que l’Empereur a donné des ordres pour que dans tous les régiments il y ait à chaque ordinaire une marmite et un bidon. Et que chaque homme ait son petit bidon… Et on s’est moqué d’un camarade qui avait compris «petit bedon» ce que nous, les soldats de Davout, n’aurons jamais…

J’ai donc repris mon livre de Voltaire pour compter à mes camarades la bataille de Narva. Mais avant, je leur ai lu la description des Russes de cette époque : ils sont «robustes, infatigables, peut-être aussi courageux que les Suédois». Mais la plupart sont «des barbares arrachés à leurs forêts, couverts de peaux de bêtes sauvages, les uns armés de flèches, les autres de massues: peu avaient des fusils…»

 

La bataille de Narva, c’était le 15 novembre 1700 : 20.000 soldats suédois menés par Charles XII marchent vers la ville protégée par 80.000 Russes, 30.000 étant en route pour leur prêter secours. Et Le 22 du même mois, après une petite journée de combat, les soldats du Czar annoncent leur reddition.

Le pourquoi d’une si facile victoire? Parce qu’avant même leur arrivée, selon Voltaire, l’Empereur de la Russie quitta la ville soit-disant « pour aller chercher un nouveau corps de troupes, qui pouvait très bien arriver sans lui…»

Partir avant la fin d'une bataille, ce n'est pas Napoléon qui ferait ça!
Mais cela est de très bon présage pour notre campagne à nous...





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